La fumée de tabac environnementale est celle qui provient des cigarettes, pipes ou cigares qui se consument ainsi que celle qui est exhalée par le fumeur. Cette fumée contient des particules et de nombreuses substances dangereuses. L’exposition des non-fumeurs à la fumée de tabac environnementale s’appelle le tabagisme passif.
La fumée de tabac irrite les yeux, le nez et la gorge des personnes qui y sont exposées. Les nourrissons et les enfants dont les parents fument sont plus fréquemment sujets aux infections des bronches, du nez, de la gorge et des oreilles.
Les enfants exposés au tabagisme passif ont plus de risques de développer des problèmes respiratoires en grandissant. Les femmes qui sont fortement exposées pendant leur grossesse ont tendance à avoir des bébés moins gros à la naissance.
La fumée de tabac est dommageable aux personnes ayant des problèmes respiratoires comme l’asthme en particulier. Un risque plus élevé de cancer du poumon a été mis en évidence parmi des non fumeurs exposés à la fumée de tabac environnementale.
Les moisissures sont des champignons microscopiques capables de coloniser des supports de nature variée (bois, papier, tissus, produits alimentaires, ...) pour peu qu’elles y trouvent une humidité favorable et suffisamment de produits nutritifs. Elles peuvent libérer dans l’air des spores en grande quantité et/ou des substances odorantes (odeur de moisi) voire toxiques (mycotoxines, composés organiques volatils).
Chez les personnes sensibilisées, les moisissures peuvent provoquer des manifestations allergiques et des irritations des muqueuses. L’infection pulmonaire (aspergillose invasive) apparaît essentiellement chez les personnes aux défenses immunitaires abaissées.
Dans le cadre d’activités professionnelles (agriculture, fromagerie), les moisissures peuvent provoquer des pneumopathies d’hypersensibilité lorsqu’une quantité massive de spores est inhalée.
Les moisissures sont d’origine environnementale. Leurs spores sont introduites dans les locaux par les ouvertures, les allées et venues des occupants et leurs vêtements, la poussière et des matériaux/matières contaminé(e)s.
Bien qu’il existe des espèces de moisissures adaptées à la sécheresse, l’humidité favorise généralement la croissance de la plupart d’entre elles. Les pièces humides (salle de bains, ...) mal ventilées, le bas des murs mal isolés ou avec des défauts d’ étanchéité, sont des lieux propices au développement des moisissures. Leur croissance sur les supports contaminés se traduit par des taches de tailles et de couleurs variées (vertes, grises, noires...).
Un allergène est une substance étrangère (ou antigène) capable de déclencher une réaction allergique lorsqu’elle est en contact avec notre système immunitaire.
Chez les patients allergiques au chat et chien, les symptômes peuvent être: rhinite (nez qui coule, éternuement), conjonctivite (yeux rouges qui piquent), asthme (gène respiratoire, sifflement, toux).
La salive, la peau, les glandes anales des animaux domestiques (chat, chien...) sont des réservoirs d’allergènes.
En cas de symptôme, le retrait de l’animal demeure évidemment le traitement le plus efficace. La séparation pouvant être pire que le remède, si vous ne voulez pas vous séparer de votre animal, prenez les mesures nécessaires :
Quand vous faites le ménage, pensez à :
C’est un ensemble de composés appartenant à différentes familles chimiques. Les COV sont largement utilisés dans la fabrication de nombreux produits et matériaux (peinture, vernis, colles, moquette, carrelage, nettoyants, fumée de cigarette, tissus neufs...).
Leur point commun est de s’évaporer plus ou moins rapidement à la température ambiante et de se retrouver ainsi dans l’air. Les COV sont souvent plus nombreux et plus concentrés à l’intérieur qu’à l’extérieur compte tenu de la multiplicité des sources intérieures.
Ils sont le plus souvent mal connus mais on leur attribue selon les composés des irritations de la peau, des muqueuses et du système pulmonaire, des nausées, maux de tête et vomissements.
Quelques composés, comme par exemple le benzène ou le chlorure de vinyle monomère, sont associés à des leucémies ou à des cancers (dans le cas d’exposition professionnelle). D’autres sont suspectés d’atteintes de la reproduction (éthers de glycol [2-éthoxyéthanol, 2-butoxyéthanol, 1-méthoxy-2-propanol] par exemple).
23 COV ont été mesurés au cours de la campagne pilote. Selon la littérature scientifique, les sources potentielles sont :
| (+/-) alpha pinène | Désodorisant, parfum d’intérieur, produit d’entretien |
| 1,4 dichlorobenzène | Anti-mite, désodorisant, taupicide |
| 111-trichloroéthane | Formulations de colle |
| 124-triméthylbenzène | Solvant pétrolier, carburants, goudrons, vernis |
| 1-methoxy-2-propanol | Laques, peintures, vernis, savons, cosmétiques |
| 2-butoxyéthanol | Peintures, vernis, fongicides, herbicides, traitement du bois, calfatage siliconé |
| 2-ethoxyéthanol | Peintures, laques, vernis |
| 2-éthoxyéthyl acétate | Sources non connues |
| 2-éthyl-1-hexanol | Solvants aqueux |
| Benzène | Carburants, fumée de cigarette, produits de bricolage, d’ameublement, de construction et de décoration |
| Butyl acétate | Parquet, solvants |
| Cyclohexane | Peintures, vernis, colles |
| Décane | White-spirit, colles pour sol, cires, vernis à bois, sol, moquettes, tapis |
| Ethyl benzène | carburant, cires |
| Isopropyl acétate | Sources non connues |
| Limonène | Désodorisant, parfum d’intérieur, cires, nettoyants sol |
| mp-xylène o-xylène | Peintures, vernis, colles, insecticides |
| styrène | Matières plastiques, matériaux isolants, carburant, fumée de cigarette |
| tétrachloroéthylène | Nettoyage à sec, moquettes, tapis |
| toluène | Peintures, vernis, colles, encres, moquettes, tapis, calfatage siliconé , vapeurs d’essence |
| Trichloroéthylène | Peintures, vernis, colles, dégraissant métaux |
| undécane | White-spirit, colles pour sol, cires, vernis à bois, nettoyants sol |
Le monoxyde d’azote (NO) est issu des phénomènes de combustion à haute température par oxydation de l’azote de l’air.
Le dioxyde d’azote (NO2) est, quant à lui, un polluant dit secondaire provenant de la réaction entre le NO et l’oxygène.
Bien que les études expérimentales sur l’animal et l’être humain montrent une réelle toxicité du dioxyde d’azote, les résultats des études épidémiologiques ne sont pas aussi probants. En effet, les conséquences pulmonaires d’expositions contrôlées à de fortes concentrations de dioxyde d’azote sont connues chez l’être humain et l’animal, mais l’impact sanitaire des faibles concentrations est bien moins démontré à travers les études épidémiologiques.
Cependant, les asthmatiques constituent un groupe sensible au dioxyde d’azote : l’exposition au NO2 entraîne une altération de leur fonction pulmonaire et une augmentation de la sensibilité des voies aériennes aux bronchoconstricteurs.
Leur présence dans les locaux est due à des sources externes (industries, trafic automobile) ou internes telles que les appareils fonctionnant au gaz (cuisinières et chauffe-eau) et dans une moindre mesure, les poêles à bois ou à essence et la fumée de cigarette.